Microphones
Pour “donner la parole à ceux qui ne l’ont pas ..” (slogan d’Autres(M)Ondes), il faut .. de beaux micros
L’année dernière, Fred de 48FM nous avait prêté deux micros B2 .. le rendu nous avait plû. Cette année, il a ramené 4 beaux B2/B2 Pro. Il restait à traiter proprement les signals venant de ces micros à condensateurs. Cette année, la plupart du matériel constituant la chaîne microphones était emprunté. L’occasion de tester et de découvrir une nouvelle configuration.
Le traitement des micros s’est organisé autour d’un “mélangeur automatique” Audio-Technica AT-MX351. C’est Philippe Delchambre de Radio Campus Bruxelles qui nous a proposé cet équipement. 4 entrées, une sortie, entre les deux des noise gates associés à une porte logique : le dernier micro qui “parle” est sélectionné automatiquement.
Avant ce mélangeur, il fallait traverser un compresseur. On utilise d’habitude notre Behringer MDX4600 4 voies. Mais il était monopolisé cette fois par les captations de concerts. Heureusement, Fred (encore lui) a débarqué avec 2 dbx 266XL. Plutôt basiques, manquant d’un limiteur et d’un indicateur de niveau de sortie, ils ont pourtant fait l’affaire.
Le réglage des compresseurs a été l’occasion d’un débat. Balbinus ou Fred sont plutôt habitués à une vraie compression des voix, je suis partisan d’une compression minimaliste. On est resté sur le réglage classique “Autres(M)Ondes” : threshold à -10/-12db, ratio à 2:1, attack/release en automatique. Autant dire “rien” ou presque, mais les voix restent très naturelles. C’est au technicien de terminer le travail en veillant aux niveaux.
En amont du compresseur, nous sommes passés par les pré-amplis d’un Tascam MX-4 venu de chez Campus. Cela permettait de vraiment libérer la table de mixage.
Pour compléter tout ca, une toute nouvelle multi-voies XLR et 4 pieds de micros lampe-de-bureau. L’ensemble pré-ampli, compresseurs, mélangeur a mangé la totalité de notre stock de cablage XLR/jack. Il a même fallu faire chauffer le fer.
Le mélangeur a demandé pas mal d’attention. Il a fallu sortir en symétrique directement vers la table pour éliminer un joli ronflement en 50hz. Il a fallu aussi l’ouvrir pour régler les niveaux d’entrées/sortie en line. Même sans cablage, il donnait naissance à joli souffle aigu. Au final, la sélection automatique donne une bon résultat 95% du temps. On n’avait pas les 4 B2 ouverts en permanence. Le seul problème est l’effet talkie-walkie quand deux personnes se coupent la parole. Malgré quelques premiers avis négatifs, on a conservé ce mélangeur. Je pense, qu’au final, l’antenne était plus agréable grâce à ce petit boîtier.
Les B2 sont des micros sympathiques. Ils s’adaptent mieux aux “petites voix” et sortent un joli son. Il faut quand même que les intervenants les utilisent au mieux : bien en face, pas trop près et surtout ne pas y toucher (le plus dur). Quelques soucis d’alimentation fantôme nous ont donné quelques bruits parasites.
Il a fallu aussi jouer sur les pré-amplis pendant 6 jours. Pas très pratique d’ajuster sans cesse les 4 petits molettes. Mais notre petite Mackie 1402 n’est pas capable de gérer 4 voies séparemment avant d’entrer dans le mélangeur.
Au final, la chaîne microphones de cette année n’avait jamais monopolisé autant de matériel. Les quelques heures investies dans la mise en place de l’ensemble ont payé. Les voix de Radio Esperanzah! 2007 ont été les plus belles qu’on ait réussi jusque là.
Tags: compresseur, esperanzah, mélangeur, pied, pré-ampli